LE PEUPLE MICMAC D’ELSIPOGTOG

Elles vivent avec le peuple Micmac depuis 1970, à Elsipogtog, une région située près du littoral du Nouveau Brunswick, au nord de Moncton entre Bouctouche et le parc national de Kouchibouguaq. C'est un peuple attachant, simple, et porteur de valeurs évangéliques qu'il vit avec sa culture.

Elsipogtog (rivière de feu) anciennement nommé Big Cove, est une communauté micmac  qu’on retrouve à l’est du Nouveau-Brunswick, au nord de Moncton.  Elle compte maintenant en 2017 plus de 3000 membres.  Les Micmacs vivaient en Amérique depuis plusieurs siècles quand Jacques Cartier arrive chez eux en 1534 ; cela va profondément bouleverser leur mode de vie.  La variole et la rougeole, maladies apportées par les Européens ont causé la mort de 50% à 90% d’entre eux, selon les régions.

En 1805 c’est le gouvernement fédéral qui a la gestion d’Elsipogtog.  Les gens  sont confinés dans un petit village ; ils ont perdu une grande partie de leurs terres, ils ont été laissés sur des terres rocailleuses peu cultivables.  Ils vont rarement travailler « en dehors », car s’ils le font, ils perdent leur identité de Micmacs.

SE PRENDRE EN MAIN

Peuple généreux qui a travaillé et travaille encore pour survivre et garder sa culture, les Micmacs se sont pris en main, gèrent leur budget et s’autogouvernent.  Plusieurs ont poursuivi   des études universitaires et comme avocats, enseignantes, infirmières, travailleurs sociaux, ils servent leurs concitoyens dans différents services communautaires.

Le chef et ses conseillers élus par la Communauté pour deux ans, se rencontrent chaque semaine pour discuter des problèmes du village et pour trouver des moyens d’améliorer la vie des habitants.  Ils coordonnent les différents services de la Communauté : ambulance, pompiers ; ils travaillent en collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada.

Au service des gens d’Elsipogtog il y a un très beau centre de santé.  On prend soin de la personne humaine au plan intellectuel, spirituel, physique et émotionnel.  Près du centre on a érigé une tente à sudation où l’on pratique occasionnellement un rituel dans la plus pure tradition autochtone.  Pour plusieurs, ce peut être un rituel de guérison physique, spirituelle ou émotionnelle.

On y retrouve aussi la roue de la médecine, dont on se sert comme moyen d’enseignement de valeurs humaines telles que la compassion, le respect et le partage.

À l’occasion on se sert de foin d’odeur (sweet grass) souvent appelé les cheveux de la Terre Mère.  On fait brûler de la sauge, des branches de cèdre, du foin d’odeur et on se sert de la fumée pour purifier un objet, l’ambiance d’un lieu ou pour donner de l’énergie à une personne.

UNE INITIATION SACRAMENTELLE APPROPRIÉE

On utilise les symboles micmacs dans l’enseignement.  Par exemple on utilise le capteur de rêves dans l’enseignement du sacrement de la réconciliation.  Le cercle est l’amour de Dieu qui enveloppe le jeune, les fils de la toile, ce sont les relations entre chacun et chacune rattachées à Dieu, au contraire si les personnes se divisent et brisent les relations d’amour entre elles, elles se détachent de l’amour que Dieu a pour elles.  Pour illustrer, les fils de la toile sont coupés.  Mais, c’est toujours possible de réparer en demandant pardon et en renouant les relations.  Les fils de la toile sont alors reliés au grand cercle qui représente Dieu. 

Chez les Micmacs, dans les célébrations eucharistiques ou dans les rencontres communautaires, on se sert souvent du tambour, le battement du tambour représente le battement du cœur de la terre.

Peuple généreux qui a travaillé et travaille encore pour survivre et garder sa culture, les Micmacs se sont pris en main, gèrent leur budget et s’autogouvernent.
LE CHEF EST LÀ…

Dans l’église à Elsipogtog, une petite paire de mocassins est suspendue à la lampe du sanctuaire.  Elle indique la présence Eucharistique.  Autrefois lorsque les Autochtones visitaient le Chef, s’ils trouvaient ses mocassins dehors à l’entrée  de la tente,  ils savaient qu’il était là.  Le Grand Chef Jésus est présent, donc les mocassins sont attachés à la lampe du sanctuaire.

Ce n’est que depuis 1969 qu’il y a un prêtre résidant dans la paroisse ; il est de la communauté des Pères Rédemptoristes.  Tous les Micmacs de la réserve se disent catholiques même si la pratique est diminuée de beaucoup.  Plusieurs retournent aux coutumes traditionnelles.  Cependant ils font tous baptiser leurs enfants et les funérailles se font à l’église. 

EN RECONNAISSANCE POUR LE PASSÉ

Après la déportation de 1755, le peuple Micmac a beaucoup aidé les Acadiens à survivre.  C’est pourquoi en 1970 la supérieure générale des Religieuses de Notre-Dame du Sacré-Cœur n’a pas hésité à répondre à la demande du chef Albert Levi en envoyant deux religieuses institutrices à l’école d’Elsipogtog. 

Les religieuses de la communauté Notre Dame du Sacré Cœur (NDSC) habitent donc Elsipogtog depuis 1970.  Elles sont très respectées par le peuple Micmac.  En retour celles-ci aiment bien ces gens et apprennent beaucoup d’eux surtout de leurs valeurs de simplicité, de respect de la nature, de respect pour les personnes âgées et surtout la confiance en la Providence.

Après la déportation de 1755, le peuple Micmac a beaucoup aidé les Acadiens à survivre.

vol. 122, no 4 • Décembre 2017

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