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EN PLEINE ACTION

JÉSUS, VRAIMENT L’UN DES NÔTRES !

Dans cette société qui est la nôtre, les témoins et disciples de Jésus fait homme et de son message ont toujours et plus que jamais leur place.

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Mme Pierrette a derrière elle une belle carrière de travail en pastorale. Cela fait d’elle une femme à l’affirmation claire et sans détour. Noël est la célébration de la venue en notre monde de Jésus, messager d’amour et de paix.

Jésus a pris un corps comme le nôtre. Sa consistance divine n’en a pas été altérée, ni diminuée : Jésus s’est incarné, venu dans un corps humain, expression de la dignité humaine comme don de Dieu.

C’est dans la liturgie et par la liturgie que Mme Pierrette trouve un souffle inépuisable et une parole féconde pour parler de Noël.  Jésus, à qui l’on donne le nom de « Verbe-Parole de Dieu » s’est fait chair. Et d’emblée, elle parle de la nostalgie qui l’habite, depuis les temps où l’on a supprimé le début de l’Évangile de Saint-Jean en conclusion de toutes les messes. Elle se voit encore incliner la tête, dès son bas âge, pour accompagner les mots : « et le verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous, et nous avons vu sa gloire, qu’il tient de son Père, comme Fils unique plein de grâce et de vérité (Jn 1,14).

JÉSUS S’EST INCARNÉ

Avec douceur et une résonnance intérieure, elle a martelé, tout au long de l’entrevue : Jésus s’est incarné. La liturgie ne cesse de le redire et la vie de l’Église permet de vibrer à la beauté et la grandeur du mystère. C’est ainsi qu’elle s’empresse d’évoquer le rôle de grand-maman lui parlant du Bon Dieu et récitant le chapelet avec elle dès l’âge de 5 ans, en suppléance des parents. Dans sa candeur, elle se souvient que, dès l’âge de 5 ans, un désir de don de sa vie l’habitait

Sa vie a semblé toujours programmée par un désir d’intimité avec « Jésus incarné, habitant en elle ». Vers les 8-10 ans, elle saisit le sens spirituel de Noël et elle en vit. Elle se permet de parler de la tristesse et de la souffrance qui l’habitaient devant l’indifférence de ses parents. La consolation de la présence de grand-maman était toujours là. Une soif de connaître assez exceptionnelle, partagée dans une question sur la Sainte-Trinité à un prêtre, qui ne porte aucune attention à la petite-grandissante, l’a déçue et elle s’en souvient. Elle a 13 ans.                                                                                                                        

À l’agenda de sa vie, dès l’âge de 15 ans, avec un groupe de filles amies, elle fréquente un monastère de religieuses bénédictines. La célébration liturgique la nourrit. Elle ressent le Jésus, comme un des nôtres, qui a « épousé » l’humanité. Ces mots sont d’une extrême importance pour elle. La symbolique d’un « Christ-Époux—Église-Épouse » déborde le champ de connaissances des théologiens. Elle partage ses saisies de l’œuvre de Dieu, en Jésus incarné, qui donne sens à sa vie d’adolescente. Ces mêmes jeunes filles, 50 ans plus tard, communiquent encore ensemble.  Le sens spirituel de la fête de Noël, elle ne l’a jamais oublié. La grosse aventure commerciale de Noël ne l’a jamais dérangée intérieurement, bien qu’elle ressente, comme de nombreux croyants, de la tristesse de voir glisser le sens de Noël vers le commerce et le matérialisme.

LES TÉMOINS ET LES DISCIPLES

Pierrette, à l’âge adulte, opte pour la vie religieuse contemplative, pendant deux ans elle se nourrit de la prière liturgique très élaborée, en contact avec le Jésus incarné qu’elle apprend à aimer de tout son être. Cependant, à l’écoute attentive d’elle-même, suite à un discernement bien vécu, elle met fin à son expérience de vie contemplative. Elle n’abandonne pas, pour autant, un style de vie totalement nourri de Jésus incarné. Elle assumera un travail pastoral pendant plus de 25 ans, dans une même école secondaire, lui permettant un bon enracinement porteur de fruits chez les jeunes. Au cours de cette période, elle adopte une vie de femme consacrée dans la société. Son engagement et sa présence au monde sont le terreau privilégié pour annoncer la foi au Dieu incarné qui l’habite.

À la suite de l’expression profonde de ses convictions, le témoignage de Pierrette ne peut se terminer sans un mot sur le sens de Noël dans la société. Elle voit, tel que dit plus haut, un glissement du sens de Noël dans la société. C’est depuis les années 1960-70 que le glissement s’opère et que le sens de Noël s’amenuise. Cela, elle l’a bien vécu dans le monde scolaire et elle en fait le constat dans l’orientation de la société vers une laïcité qui cherche ses repères. Elle termine par l’affirmation que, dans cette société qui est la nôtre, les témoins et disciples de Jésus fait homme et de son message ont toujours et plus que jamais leur place.

vol. 129 no 2 • Septembre 2024

vol. 130, no 4 • Décembre 2025

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