EN PLEINE ACTION

LE DIMANCHE D’UNE JEUNE FAMILLE

LÉVI COSSETTE ofm

L’auteur nous parle d’une rencontre de parents qu’il a faite lors d’une soirée préparatoire au baptême. Il y fit la connaissance d’un couple animé d’une sincérité profonde pour qui le dimanche est un jour sacré, entièrement consacré à la famille pour développer des liens avec les enfants, les grands-parents. De cette rencontre, Lévi Cossette est ressorti émerveillé. Il nous en fait part dans son texte, Le dimanche d’une famille.

La rencontre de jeunes couples lors des soirées préparatoires au baptême de leur enfant est comme une fontaine de belles révélations. Le fait de les écouter vraiment engendre des confidences riches et belles dans un climat de grande confiance les uns envers les autres. Par une animation empreinte du respect de toute parole, tous les groupes animés partagent quelque chose de l’essence du baptême et de leur cheminement de foi.

 

Pour l’animation, l’approche est simple. Laissant de côté le traditionnel « pourquoi  voulez-vous le baptême ? », la question interpellante et dérangeante est formulée avec un « comment ». Chacune des personnes présente est invitée à dire comment le baptême la rejoint, la touche, l’interpelle, oubliant pour un temps l’enfant pour se centrer sur sa propre vie d’adhésion au Christ. L’enfant, quant à lui, dans son adhésion au Christ, terminera le baptême avec un ressenti et une transformation non mesurable. L’adulte peut en sortir avec un ressenti et un effet mesurable.

Entendons que la pratique chrétienne est plus que la participation dominicale à l’Eucharistie, sans en minimiser l’importance. La pratique de la vie chrétienne, inspirée des Actes des apôtres, se traduit en : prier, partager, étudier et transformer le monde.
UNE SINCÉRITÉ PROFONDE

Lors d’une rencontre en juillet, Jannick et Patrice, les parents de trois jeunes enfants, ont affirmé des choses merveilleuses. Leur parole n’avait aucunement comme but de plaire à l’animateur. Leur parole venait d’une sincérité profonde. Elle comportait deux affirmations qui méritent d’être retenues et partagées. Leur première affirmation, lancée en toute simplicité, s’entend comme suit : « Ne pas faire baptiser notre enfant serait renier notre histoire ».  L’effet sur le groupe en fut remarquable. Plus tard dans l’échange, avec les mentions de ‘pratiquant’ ‘non-pratiquant’, est venue leur deuxième affirmation : « le dimanche, pour nous, est un jour sacré ». Entendons que la pratique chrétienne est plus que la participation dominicale à l’Eucharistie, sans en minimiser l’importance. La pratique de la vie chrétienne, inspirée des Actes des apôtres, se traduit en : prier, partager, étudier et transformer le monde.

LE DIMANCHE EST DÉDIÉ À LA FAMILLE

Jannick et Patrice affirment leur conviction sur le dimanche. Il est un jour sacré. « Mon mari ne travaille jamais le dimanche, par choix, lance Jannick ». Et le dimanche est dédié à la famille : présence aux enfants, du temps avec eux, des enfants heureux d’un papa et d’une maman présents, visite aux grands-parents ; jour particulier pour bâtir un amour solide entre nous. Il y a là-dedans la pierre d’assise pour une ouverture sur le spirituel. Jannick et son conjoint donnent le nom de « jour sacré » à leur manière de vivre le dimanche. Parions que si la communauté chrétienne dominicale était plus communauté, la jeune famille se sentirait bien d’y participer.

 

En écoutant ces jeunes parents, je me suis replongé dans le récit biblique de la création du monde. (Gen 2, 1-3a version Pierre de Beaumont) « Les cieux, la terre et tout leur déploiement une fois achevés, pour le septième jour, son œuvre terminée, de tout ce qu’il a fait, Dieu se repose. Ce jour, il l’a béni et consacré ». Le dimanche est un jour de repos et un jour à spiritualiser.

Jannick et son conjoint en sont venus à une prise de position semblable devant la vie trépidante et hyperactive des jeunes familles contemporaines. Ils croient que cette décision aura des effets très bénéfiques sur leur couple et sur sa durée. Leur choix de vie a aussi des conséquences matérielles sur leur foyer : matérialisme, luxe, appât du gain sonnent faux à leurs oreilles. Ils connaissent l’idéologie sous-jacente au livre de Pierre-Yves Mc’Sween, En as-tu vraiment besoin ?

LES GRANDS GAGNANTS: LES ENFANTS

Les choix d’adultes, faits par les parents, ont un impact positif sur les enfants. C’est en très bas âge que les enfants développent et adoptent un style de vie. En bas âge, les enfants sont initiés à la valeur extrêmement importante de la famille : présence, entraide, partage, toutes ces attitudes enveloppées de l’amour. À travers cela, les parents entretiennent pour leurs enfants une ouverture au sens spirituel de la vie, et au sens de Dieu.

Un tel projet familial  pourrait paraître marginal en la société que l’on qualifie généreusement d’individualiste, et de matérialiste. Les convictions de Jannick et son conjoint  sont enracinées solidement en eux et intégrées à leur vie. Leur famille reflète le bonheur et la joie de vivre, dans l’attente d’un quatrième enfant.

vol. 122, no 3 • Octobre 2017

Chemins franciscains propose un nouvel art de vie inspiré de Claire et de François d’Assise au cœur des défis actuels de la famille humaine.

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