
Une conversation toute simple se prête à une relecture des événements marqués du sceau de Saint François… une belle occasion de découverte du trésor de spiritualité franciscaine qui ont façonné sa vie.

Prendre le temps de rencontrer madame Claire qui côtoie la fraternité franciscaine locale depuis plus de 35 ans devient une belle occasion de découverte du trésor de spiritualité franciscaine qui ont façonné sa vie. Une conversation toute simple se prête à une relecture des événements marqués du sceau de Saint François.
Prendre le temps de rencontrer madame Claire qui côtoie la fraternité franciscaine locale depuis plus de 35 ans devient une belle occasion de découverte du trésor de spiritualité franciscaine qui ont façonné sa vie. Une conversation toute simple se prête à une relecture des événements marqués du sceau de Saint François.
Une première question sur l’identité du personnage de François et ce que son simple nom évoque, ouvre une porte sur l’impact des valeurs franciscaines dans la vie de madame Claire. De prime abord, elle lance « François, homme de Dieu » avec tout son sens. Son existence, sa vie n’est que pour Dieu et en Dieu, ce qui sera complété par l’attention radicale aux personnes, particulièrement les plus nécessiteuses. C’est dans cette petite chapelle franciscaine, que, n’en pouvant plus dans les épreuves, je suis venu rencontrer Dieu par l’intermédiaire de Saint François.
L’émerveillement devant la création et la nature est un troisième visage de François. En trois mots, Mme Claire affirme que le fruit de tout cela est le détachement, le dépouillement du cœur, pour en arriver à donner à Dieu toute la place qui lui convient : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre » dépouillé et libéré des soucis, des inquiétudes.
La libération intérieure était comme une urgence au moment de sa venue en la petite chapelle. La dame vivait, à ce moment-là, cinq deuils, dont celui de son époux à qui elle vouait une grande admiration pour ses qualités incarnées d’accueil, de présence aux autres et d’entraide, le coiffant des mots « homme de la paix et bâtisseur de paix ». Les cinq deuils qui l’habitaient ont engendré chez elle, toujours inspirée de Saint François, le détachement, pour s’attacher à l’Essentiel. En même temps que son ouverture à François, elle a eu la chance de participer à une mini session sur la présentation de l’Évangile des disciples d’Emmaüs. Le vécu du profond détachement de leur Seigneur, qu’ils découvrent sous un nouveau visage, la confirme dans son cheminement de dépouillement, mot qu’elle redit à plusieurs occasions pendant l’entrevue.
L’importance d’une fraternité locale de franciscains ajoute une note importante dans le cheminement de madame Claire. Voyant chez les frères franciscains les reflets de leur engagement à la suite de François, elle reconnaît l’idéal de François accessible à elle aussi et aux laïcs en général. Voyons ce qu’elle dit de sa propre famille et ce qu’elle dira de la fraternité franciscaine. Elle est tout à fait à l’aise pour parler de sa propre famille en parallèle avec la fraternité.
Son clan familial est composé de plus de 30 personnes : ses propres enfants et les conjoints et conjointes, petits-enfants et les conjoints et conjointes et 12 arrières petits-enfants. C’est sous le signe de l’amour, en articulant bien clairement le mot qu’elle parle de sa grande famille. Harmonie, accueil des différences, joie de vivre, support mutuel, entraide tissent au quotidien leur toile de famille. Elle insiste sur le point que, bien que tous différents, cela n’est aucunement un obstacle à la bonne entente et à l’amour mutuel. Sa grande famille a un sens aigu de la joie de la fête et du rassemblement qui entretient ce bel esprit de famille.
Dans le cheminement de madame Claire, il est important de noter son appartenance à une fraternité du laïcat franciscain. Pendant plusieurs années elle a vécu cette appartenance comme un école de la spiritualité franciscaine. On sait que, du temps François, un style de fraternité adapté aux laïcs s’est implanté et dure encore de nos jours. Tous les laïcs désireux d’imiter le saint, hommes et femmes, se formant en fraternités se supportaient mutuellement dans leur recherche de Dieu à la manière du saint. Ce style de vie en fraternité pour les laïcs existe toujours. Dans cette fraternité laïque, Claire a mentionné quatre éléments importants qu’elle a vécus : support mutuel, croissance dans la foi par le partage, présence de Dieu et une sensation de se sentir croyante en solidarité avec d’autres.
Voyons maintenant les éléments qu’elle voit chez les franciscains comme des éléments pour se « franciscaniser » et « franciscaniser » sa famille. En premier lieu elle reconnaît avoir reçu et bénéficié d’une écoute attentive, sans jugement, une oreille attentive en tout temps. Pour elle, les frères ont été et sont toujours soucieux d’une présence et d’une disponibilité en tout temps, d’une ouverture à tous ceux qui frappent à la porte. Ils sont généreux de leur personne et de leur temps. Elle ose l’affirmation qu’ils sont de « bons substituts aux psychologues » sans délai d’attente et sans honoraires. Les frères de la région bénéficient d’une appréciation fort importante, manifestée souvent par des garnitures sur la table du salon et de la cuisine. Mme Claire est une championne de ces garnitures, en pensant à « Frère Jacqueline et ses galettes » dans la vie de Saint François.
Dans l’environnement de Mme Claire, les frères offrent à la population une petite chapelle ouverte jour et nuit pour la prière, le recueillement, la déposition de leurs peines et de leurs joies. La petite chapelle fait des miracles, et c’est là que Mme Claire est entrée en contact avec la vie franciscaine.
En conclusion, Mme Cllaire exprime l’importance d’un détachement des biens de la terre, inspiré de « Mon Dieu et mon Tout » de Saint François. Bien discrètement, elle se dit bien plus franciscaine qu’il n’y paraît.
vol. 129 no 2 • Septembre 2024
